Etude : « Le Serious Game, l’âge de raison ? »

Ignition Factory a récemment publié une étude sur les expériences de Serious Games auprès de grandes entreprises : « Le Serious Game, l’Age de Raison ? ». Point sur les principaux éléments à retenir.

 Etude : «  Le Serious Game, l’âge de raison ? »

 

Dans quel cas s’utilise le Serious Game ?

Bien que le Serious Game s’utilise principalement comme outil de formation innovante (34% des entreprises interrogées), il s’insère également dans des stratégies plus globales telles que les stratégies de communication digitales, la conduite du changement ou la stratégie d’image employeur.

 

Dans quel cas s’utilise le Serious Game ?

 

 

Les graphismes et le gameplay doivent servir la pédagogie

La scénarisation du Serious Game est très importante pour rendre le contenu pédagogique attractif. Pour cela, les techniques d’écriture du jeu vidéo sont utilisées afin de créer une véritable expérience utilisateur. Ainsi, le game design  influe tout particulièrement sur les modalités de transmission du savoir et de la qualité du Serious Game. La mise en scène et la création d’un univers sont ici nécessaires afin d’immerger l’apprenant dans le jeu sérieux et faciliter son apprentissage.

 

L’importance de la dimension culturelle

Comprendre la culture de l’entreprise commanditaire et ses valeurs est un prérequis indispensable pour la réussite d’un Serious Game. Ce dernier doit en effet respecter et intégrer les problématiques culturelles de l’entreprise, surtout dans le cas d’un déploiement à l’international.

La question générationnelle doit également être prise en compte. Comment réaliser un Serious Game touchant à la fois la génération des Digital Natives et une population moins familière au numérique ? Dans ce cadre, la prise en main du jeu sérieux doit être facilitée au maximum et un accompagnement doit être pensé tout au long de la formation.

 

La mesure de l’efficacité d’un Serious Game

Même si 60% des entreprises déclarent utiliser des indicateurs, ceux-ci ne sont pas toujours optimaux. En effet, la pratique la plus usitée consiste à recueillir les impressions des apprenants post-formation par le biais de questionnaires de satisfaction. Mais cela est-il suffisant ? Pour aller plus loin, il est important de mesurer les pratiques grâce aux statistiques de jeu ainsi que l’acquisition des savoir-faire sur le long terme. Ainsi les critères peuvent être les suivants : temps de connexion au jeu, pourcentage de bonnes réponses, qualité des propositions faites durant le jeu, etc.

 

La communication autour du Serious Game

Comme tout média, le Serious Game doit faire l’objet d’une campagne de communication afin d’en faire la promotion que ce soit en interne ou en externe. Bien souvent, le coût de la promotion n’est pas pensé dans la budgétisation du projet alors que cela est indispensable pour impliquer les apprenants (voir notre précédent article à ce sujet :  « Créer un Serious Game, c’est bien, mais avoir des joueurs, c’est mieux ! »). Diffuser un teasing, promouvoir par l‘e-mailing et les relations presse,  créer une compétition autour du jeu, offrir des récompenses sous forme de jeux-concours… autant de moyens de créer l’événement et de l’engagement !

En conclusion, le Serious Game doit être intégré dans une démarche de communication globale. Au-delà de la simple formation, un travail d’animation et de prise en compte des spécificités culturelles de l’entreprise doit être effectué. Voici les éléments clés de réussite d’un Serious Game !

 

Sources : Ignition Factory, AFJV

*Etude qualitative conduite à partir d’entretiens semi-directifs auprès d’un panel de 13 entreprises participantes dont les responsables (RH, formation) ont déjà commandé et déployé un serious game.

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