J’Europe, L’isoloir : Des Serious Games qui n’en sont pas !

Dans la même veine que le « jeu » J’Europe, l’Isoloir vient de faire son apparition dans le domaine du Serious Game. Pour rejoindre Yasmine Kasbi, force est de constater que ces « jeux » n’en sont pas ! Retour sur une notion galvaudée.

 
J’Europe, L’isoloir : Des Serious Games qui n’en sont pas !

 

Dans Serious Game, il y a le mot « jeu » !

 
Dans son article critique à propos de J’Europe, Yasmine Kasbi revient sur ce qu’est un véritable jeu sérieux et met en doute les qualités ludiques de J’Europe. Je suis ici obligé de lui donner raison et prend position en ce sens. Je viens en effet de tester un nouveau dispositif pédagogique appelé « Serious Game participatif » : L’Isoloir.

Sans remettre en cause le fond et l’aspect pédagogique certains, ce dispositif ayant pour but de sensibiliser à la citoyenneté n’a absolument rien de ludique. Après avoir choisi sa question (par exemple : Quelle politique étrangère pour l’UE ?), je suis invité à choisir parmi 5 modalités de réponses. Génial, je gagne dix points pour avoir choisi une réponse. Et si je lis pleins de pdf et de documentations, j’en gagne encore plus ! Bref, où est le jeu là-dedans ?

Une fois documenté, je peux donner mon avis et lire les arguments des autres participants. Cela est fort intéressant mais encore une fois je cherche l’aspect ludique. On se rapproche ici du diaporama avec une absence totale de ressorts ludiques : interface graphique et gameplay inexistants, capacité immersive imaginaire, interactivité plus que limitée, etc.

Ce dispositif n’est donc pas du tout un Serious Game. Il ferait surement un bon support pédagogique en cours d’éducation civique mais nous sommes à des années lumières de ce qu’on appelle communément un Serious Game.

Inutile de vous rappeler les exemples réussis de jeu sérieux. Je vous renvoie vers les autres articles de ce blog qui fait bien souvent l’éloge de ce domaine plein d’avenir. Même si parfois on tombe dans la 2D classique sur certains Serious Games, on notera les efforts des concepteurs pour réaliser avant tout un jeu. Sans oublier l’aspect pédagogique, bien sûr.

Quand on sait que l’avenir se tourne vers la simulation 3D, les Google Glass, l’Oculus Rift, comment passionner une cible jeune avec des outils de ce type ? Ici, force est de constater qu’il reste encore beaucoup de travail…

Bref. Le coup de gueule du vendredi…

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