Serious Game : La simulation 3D à la conquête de la formation

L’idéal est devenu réalité grâce à la simulation 3D : permettre aux professionnels de prendre les commandes d’un produit avant même son existence.

 

Les simulateurs 3D forment de plus en plus à la pratique et les entreprises ou organisations publiques commencent à en saisir l’intérêt. Pour quel objectif ? Il s’agit de donner les moyens à un futur professionnel de prendre les commandes d’une machine, d’une usine avant même sa conception. Un idéal devenu réalité grâce à la simulation 3D qui présente un avantage certain : renforcer le couplage action/perception entre l’humain et l’environnement virtuel.

 

 

La simulation 3D renforce la pédagogie

L’idée de l’Université de Technologie de Compiègne est de reconstituer sur un écran un univers en 3D et de donner la possibilité à l’apprenant d’interagir dans la simulation. Avec cette solution, le formateur peut mieux analyser le comportement de l’apprenant et repérer les situations dans lesquelles les personnes sont les plus stressées.

Les Serious Games mettent les joueurs dans des situations de cas réelles parfois complexes et à risques. Par exemple, le rejet des poubelles dans un sous-marin doit vous paraitre anodin ? Eh bien, cette action a fait l’objet d’un Serious Game puisque c’est en réalité une situation très délicate. Sa gestion est en effet soumise à de nombreuses variables d’où le recours aux jeux sérieux dans ce cas précis.

 

Le projet OSE pour apprendre à naviguer

L’Université de Technologie de Compiègne a développé un simulateur (GULLIVER) pour apprentis mariniers. Destiné aux professionnels de la navigation (futurs pilotes, capitaineries…), le système tient compte des manœuvres, de la longueur de la péniche et de son inertie. Pour ce projet nommé OSE, ont collaboré le Laboratoire Heudiasyc rattaché à l’Université de Technologie de Compiègne et au CNRS.

 

Serious Game : La simulation 3D à la conquête de la formation

 

Ce simulateur est un véritable outil de formation. Tout a été fait pour que l’apprenant soit au cœur du dispositif et que le système s’adapte à ses besoins. Si l’apprenant est peu expérimenté ou stressé, le système lui simplifie la navigation en retirant par exemple des obstacles ou en apportant des aides. Dans le cas contraire, le système est capable de complexifier la tâche de l’apprenant. Le formateur est dans ce dispositif présent pour modifier en temps réel la formation si cela est nécessaire.

Tout ce que fait l’utilisateur est enregistré. Et c’est là une grande nouveauté par rapport au simulateur de vol classique. Le simulateur réajuste l’affichage en fonction des informations recueillies (évolution du rythme cardiaque, actions de l’utilisateur, capture du regard…) grâce au moteur de décisions Gulliver.

Des idées d’applications pour la simulation 3D ?

Cliquez ici pour retrouver l’intégralité de la séquence diffusée dans l’émission Télématin du mardi 11 juin 2013

Post comment